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Final Contest Ep2.
vendredi 15 septembre 2006
Menu XL : EDF-GDF-Suez ; Carte Scolaire (à ne pas confondre avec sa carte de cantine). Carte Scolaire ou pas ? Admettre l’immobilité sociale inter-générationnelle ou reconduire le mensonge. De toute manière le patrimoine est transversalement immobile. Il se transmet sur les mêmes lignées. Habiter le VIIIème, c’est scolariser dans le VIIIème.
Faut quand même se mettre en tête que, par la grâce de la démocratie, combinée aux effets de millions d’années d’évolution physiologique, l’être humain est capable de marquer son désaccord autrement que par une expression violente.
Plus besoin d’arracher avec les dents les couilles d’un mammouth pour lui signifier notre inflexible (j’entends ceux qui manifestent...) volonté de le becqueter. Et de cette formidable vague d’intelligence sociale épanouie, un monstre est peut-être né, la démocratie. Luxe très bourgeois que d’ombrager l’aura démocratique. Dédouanage. Clap. La volonté du peuple donc. Les représentants s’y incarnent en dirigeants. Erreur dans la lecture de ce satané mode d’emploi. Transcrit du suomi au français par un stagiaire usurpant son capes de finnois pour déjouer les mines-requins posées là par un DRH trop serré dans son slip alors qu’il mettrait bien son PAQUET dans le froc d’un directeur commercial, parce qu’acheter de la viande et vendre du Truc c’est un peu la même chose. Pour ne pas dire la même.
Oui mais voilà, la logique du pis aller. Un citoyen est un gars qui exprime ses opinions comme il choisit un disque dans les rayons de la FNAC. Il y a des centaines de sous-opinions, classées par thèmes et genres. Et chacun devrait y trouver son compte. La Démonocratie se repaît de cette sectorisation toute marquetée. Là un bobo crevard, adepte du CDD à la p’tite semaine. Encore là, un middle-aged humaniste mais qui essuie ses fesses avec ses principes : mes enfants et mon crédit d’abord. Survie de l’espèce objecte-t-on ? Survie de SON espèce. Mort de l’ESPECE. Au bout du couloir, près de la porte le keupon et son clebs, pue la bière à trois sous, mais rêve d’amour tranquille au chaud. No Valstar, No Future. Ici, l’étudiant du cru. A du quitter son putain de sud-ouest mais crève à petit feu chaque jour qui s’écoule loin de son gave. Les champs de maïs lui manquent, qu’importent les OGM. Encore dans l’coin, un trublion. Lui aime le fric, le travail bien fait. Tant mieux. Il commerce chez HP à 10K€ le photocopieur, l’oseille s’étale sur sa face de vampire en polypropylène . Un jeune fonctionnaire traverse. ll est contre. C’est son truc le contre. Normalement quand on est jeune, on est CONTRE ses parents et POUR le reste. Lui il est déjà contre le reste. Il ne comprend pas que sa raideur participe à développer CE qui l’a rejeté, le grand bazar du travail. Il se dit que plus sa position est figée, plus sa résistance est efficace. Dans pas très longtemps il se réveille. Il a pris 20 ans en 5 ans. Il est vieux et se fout du reste. Il a réduit au minimum ses principes pour les défendre plus facilement. Et comme ça, à l’infini la déclinaison est possible. Cocasse, navrante, tout est permis. Mais j’ai la flemme. Ou plutôt, cet inventaire de mes contemporains doit faire l’objet de mieux, ou de pire.
L’interrogation subsiste. Comment de grandes tendances démocratiques arrivent à se dégager au moment de l’Acte démocratique, le VOTE. Par quelle magie noire, comme de vieux nazis acculés invoqueraient les Grands Anciens pour une ultime bataille, une poignée d’ordres de grandeur démocratiques se distinguent ? Comment ce maelström de pensées, tendances, goûts, opinions, peut trouver satisfaction en s’incarnant dans une poignée de partis, de courants ? La grosse question qui me turlupine.
J’ai bien peur que la démocratie se résume à une minable construction mathématique comme les économistes de la Pythie savent en tracer. Cela ne peut...
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